- ven, 25/09/2026 - 15:44
KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1676 | JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026.
Donald Trump a rapporté mardi 22 septembre à New York, à l’Assemblée générale des Nations unies, que son homologue rwandais Paul Kagame lui avait affirmé que le conflit dans la région des Grands Lacs dure depuis 32 ans.
«Il m’a dit que cela durait depuis 32 ans. Il m’a dit que beaucoup de gens avaient essayé de résoudre le problème et qu’ils n’avaient pas réussi», a-t-il déclaré en évoquant son échange avec le président rwandais. Il a affirmé que son administration avait obtenu un «règlement» dans le conflit, inscrivant ce dossier parmi plusieurs crises internationales pour lesquelles Washington revendique des avancées diplomatiques.
La durée évoquée par Paul Kagame, telle que rapportée par Donald Trump, renvoie à une succession de crises qui ont profondément marqué la région des Grands Lacs depuis le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, les mouvements massifs de réfugiés et les interventions armées ayant progressivement alimenté l’instabilité dans le Grand Kivu. Les deux guerres du Congo, les affrontements entre groupes armés et forces régulières, ainsi que les interventions de pays voisins ont entraîné d’importants déplacements de populations et causé un lourd bilan humain, avec des millions de morts. Cette profondeur historique permet de replacer la crise actuelle entre Kinshasa et Kigali dans un contexte plus large, marqué par des enjeux sécuritaires, politiques et régionaux accumulés au fil des décennies, contrairement aux lectures qui occultent cette trajectoire historique pour imputer à tort la responsabilité de la déstabilisation sécuritaire dans l’est du pays.
La déclaration de Trump intervient alors que Kinshasa et Kigali ont engagé un processus diplomatique soutenu par Washington. L’accord de paix signé le 27 juin 2026 constitue le principal cadre bilatéral destiné à régler les différends sécuritaires et à favoriser la normalisation des relations entre les deux pays.





