Fatshi riposte
  • jeu, 14/11/2019 - 04:01

KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1471|JEUDI 14 NOVEMBRE 2019.

Il poursuit son programme de visites à l’étranger sans désemparer avec en tête le seul bien Congo. Dans un contexte difficile où chacun marche sur les œufs, seule la fin justifie les moyens. A Paris face à ces Congolais de la diaspora auxquels il s’identifie fortement, le Président a trouvé les mots pour répondre à tous. La chaude réception au Palais de l’Elysée dont on connaît l’influence dans les affaires du monde après le Palais Royal à Bruxelles, est une riposte certaine.

Il poursuit sans désemparer son programme de visites débuté en janvier 2019 par des pays de la sous-région d’Afrique Centrale - Luanda et Brazzaville - au lendemain de sa prise de fonctions avant ceux des Grands lacs à l’est et de s’envoler pour Washington avant des visites en Afrique australe - les pays de la SADEC.
A Bruxelles, mi-septembre, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a effectué une visite jamais effectuée ces dernières années par un Président congolais. Si le Zaïrois Mobutu était reçu en ami au Palais de Laeken par Baudouin 1er avant que ses relations ne se dégradent, Fatshi a, en outre, été acclamé dans un amphithéâtre comme un rockstar, comme jamais un Congolais avant lui par 5.000 de ses compatriotes de la diaspora qu’il connaît et à qui il s’identifie fortement pour avoir été l’un des leurs lors des années de braise.
Il connaît dans les moindres détails ces femmes et ces hommes venus l’acclamer. Dans un contexte difficile où chacun marche sur les œufs, seule la fin justifie les moyens. Un ville assiégée n’a jamais été sauvée de l’intérieur; elle le sera toujours de l’extérieur.
A Paris, lundi 11 novembre, face à ses compatriotes, le Président a trouvé mots et postures. Sur ses voyages. Il a rejeté des allégations de gaspillage des fonds du Trésor et affirmé que ces voyages ont ramené au pays plus d’un milliard quand ils l’ont coûté «pas plus de 50 millions».
«Si seulement vous saviez comment j’ai envie de rester à la maison, à côté de ma femme et de mes enfants... Ces voyages ne sont pas une partie de plaisir. Ces voyages sont des épreuves. Partout où je vais, tout le monde veut avoir des nouvelles du Congo (…) Je fais un travail, ensemble avec mes collaborateurs de chercher des investisseurs, les rassurer, etc. Ce n’est pas du tout des vacances», laisse-t-il entendre.
La chaude réception du Palais de l’Elysée dont on connaît la grande influence dans la conduite des affaires du monde après le Palais Royal à Bruxelles et les paroles volontaristes du Président Emmanuel Macron sont une autre réponse. Quand l’homme qui a déployé tapis rouge et haie d’honneur à son arrivée comme à son départ de l’Elysée pour son homologue congolais, se rendra à Kinshasa l’année prochaine - il l’a promis à Fatshi et l’a répété aux médias - c’est le Congo qui aura ouvert au monde ses portes pleines et entières. Ce grand pays au cœur et au centre du Continent qu’aucun monarque ne veut visiter, ni aucun touriste, tellement son image extérieure est détestable, en a si grandement besoin. Il est clair que cette visite du Président Macron ne ressemblera en rien à celle effectuée, en octobre 2012, contraint et forcé, par son prédécesseur François Hollande vendu pour le XIVe sommet francophone et qui faillit mettre le feu aux poudres entre Paris et Kinshasa.

MAIS CES DEBATS
QUI EMPOISONNENT.

Du baume au cœur ce tweet du Haut Représentant du Président de la République également son Envoyé Spécial. Kitenge Yesu dont on connaît la mission et le rôle a pu poster le texte ci-dessous, depuis son compte privé @KitengeYesu : @kkmtry @fatshi13 et à @FatshiNews «Bannir la guerre des effigies. Leçon: Quand nos ongles poussent long, nous ne coupons pas la main. Nous coupons plutôt les ongles. De même quand les problèmes poussent dans notre relation, nous ne coupons pas la relation. Coupons plutôt les problèmes. Michelle Obama
@Illunkamba Ce patriarche - comme c’est de coutume pour lui - en sait certainement plus qu’il n’en dit. Mama Sophie Bibi Bateme, son épouse partie, ne cessait de répéter à ses visiteurs: «Nul ne connaîtra jamais mon Papa. Même pas moi...».
Quand le président a.i de l’UDPS Jean-Marc Kabund A Kabund annonce, dans un tweet, la suspension des négociations avec le FCC, dire que ce tweet fait l’unanimité au sein de son propre parti, serait fort de café. Au moment où des jeunes se prennent partout en charge pour faire exister plus que jamais, à un an de son anniversaire, le projet CACH, quand à Paris, devant ses compatriotes très actifs sur les réseaux sociaux, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombe s’approprie l’initiative de la coalition CACH-FCC, c’est une réplique cinglante qu’il réserve à ceux qui auraient tendance à la combattre. Il sonne la fin de la recréation. Celle qu’avait sonnée certainement inspiré ce même Patriarche Kitenge Yesu, depuis, cette fois, son compte Twitter officiel @RDC_HautSpecial: «Il faut siffler la fin de la récréation. Fini la querelle de clocher, la dispute de deux évangélistes dans un bus. Aux uns et aux autres, il faut rappeler l’essentiel. Ne pas transformer l’immeuble intelligent en RS. Nous ne sommes ni en campagne ni en pré campagne. Satis superque».
T. MATOTU.


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