Dissensions internes et recherche d'un modèle d'adéquation

Le richissime Katebe avait voulu faire don de soi aux belligérants

UN millionnaire congolais, poissonnier de profession, originaire du Shaba-Katanga, Raphaël Katebe Katoto, résidant en Belgique, voulait faire don de soi à la Nation congolaise en péril. Dans une déclaration rapportée le 31 octobre par l'agence britannique Reuters et reprise par la revue zaïro-congolo-américaine Azea, le richissime quinquagénaire qui avait naguère travaillé à la Gécamines, offrat de jouer le rôle de facilitateur lors des négociations inter-congolaises chargées de conduire le pays vers un nouvel ordre politique et institutionnel. "Je ne vise pas ce travail pour le compte de l'une ou l'autre partie", a-t-il précisé, ajoutant : "Je serai neutre. Je ne peux pas continuer à croiser les bras devant ce qui se passe dans mon pas. J'appelle tous mes compatriotes à prendre les risques nécessaires pour la paix et la démocratie. Les décideurs de part et d'autre ne devraient pas chercher leurs propres intérêts mais plutôt les intérêts du pays." Des sources congolaises à Bruxelles ont également fait état d'une lettre de crédit d'un milliard de FB dont disposerait Raphaël Katebe émise par la Banque centrale zambienne. L'offre de candidature de Katebe, n'a jamais été évoquée par les belligérants dont l'accord était requis avant toute désignation par l'OUA, l'Organisation de l'Unité africaine. Katebe était mal parti dans cette course à la candidature. Aucune chance n'était en effet donnée à un Congolais de jouer ce rôle hyper sensible, sa neutralité pouvant être mise à rude épreuve par l'un des camps. Rebelles et forces gouvernementales se sont mis d'accord sur un nom, celui de l'ancien président bostwanais, sir Ketumile Masire après que Kabila et ses alliés eurent opposé leur véto sur le nom de l'ancien président sud-africain, Nelson Mandela, nommé médiateur au Moyen-Orient et dans le conflit burundais.