La rébellion congolaise sept mois après

Le Congo tel qu'il est vu de Goma

Il n'y a certainement pas beaucoup de monde au portillon du Gouvernement - en projet - que tente de mettre en place le président Kabila.

Il n'y aurait même quasi personne qui demande un poste dans ce cabinet, ce qui expliquerait la longue attente notée depuis l'annonce faite du remaniement. Kabila paraissait plutôt préoccupé de trouver des postes d'ambassadeurs à ses ministres méritants. Ainsi, le frère Mova Sakanya, ex-ministre des Transports et Communications, le maître d'oeuvre de la dernière tournée du "Mzee" en Europe, part à Moscou. Didier Mumengi, ex-Ministre de l'Information serait nommé à Paris. Le cousin Gaétan Kakudji, Ministre de l'Intérieur et deuxième personnage de l'État congolais après le "Mzee" ferait des mains et des pieds pour prendre le poste de Bruxelles que ne souhaite pas céder l'officier Kanengele. Il s'agit - l'air sentant de plus en plus mauvais - de trouver des niches et de mettre à l'abri des braves copains. Si la coalition belliqueuse pro-Kabila s'est encore retrouvée à Kinshasa, avec toujours le même porte-parole, le Zimbabwéen Robert Mugabe qui fêtait ses 75 ans, à Goma, on peaufinait les plans du Congo de demain en préparant fiévreusement les négociations annoncées. Les pressions diplomatiques sont fortes même si le RCD réunit désormais tous les moyens pour gagner la guerre. Par le biais d'interviewes des premiers intéressés, le pré-bilan des six mois d'insurrection au Congo.