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Le Congo tel
qu'il est vu de Goma
Il n'y a certainement pas beaucoup de monde au
portillon du Gouvernement - en projet - que tente de mettre en
place le président Kabila.
Il n'y aurait même quasi personne qui demande un poste
dans ce cabinet, ce qui expliquerait la longue attente notée
depuis l'annonce faite du remaniement. Kabila paraissait plutôt
préoccupé de trouver des postes d'ambassadeurs
à ses ministres méritants. Ainsi, le frère
Mova Sakanya, ex-ministre des Transports et Communications, le
maître d'oeuvre de la dernière tournée du
"Mzee" en Europe, part à Moscou. Didier Mumengi,
ex-Ministre de l'Information serait nommé à Paris.
Le cousin Gaétan Kakudji, Ministre de l'Intérieur
et deuxième personnage de l'État congolais après
le "Mzee" ferait des mains et des pieds pour prendre
le poste de Bruxelles que ne souhaite pas céder l'officier
Kanengele. Il s'agit - l'air sentant de plus en plus mauvais
- de trouver des niches et de mettre à l'abri des braves
copains. Si la coalition belliqueuse pro-Kabila s'est encore
retrouvée à Kinshasa, avec toujours le même
porte-parole, le Zimbabwéen Robert Mugabe qui fêtait
ses 75 ans, à Goma, on peaufinait les plans du Congo de
demain en préparant fiévreusement les négociations
annoncées. Les pressions diplomatiques sont fortes même
si le RCD réunit désormais tous les moyens pour
gagner la guerre. Par le biais d'interviewes des premiers intéressés,
le pré-bilan des six mois d'insurrection au Congo.
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