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Le général John Numbi Banza Tambo, Inspecteur divisionaire en chef, Inspecteur général de la Police Nationale Congolaise. À ce jour certainement l'un des piliers du régime. LE SOFT NUMÉRIQUE.

Le grand ménage

MISE EN LIGNE LE 7 JUIN 2010 | LE SOFT INTERNATIONAL N°1050 DATÉ 7 JUIN 2010.
C’est un vrai coup d’accélérateur que l’enquête déclenchée par différents services du pays (police, renseignement, armée) a reçu au cours du week-end. Samedi 5 juin, en début de soirée, tout Kinshasa bruissait de rumeurs selon lesquelles le général John Numbi Banza Tambo avait été mis aux arrêts. Puis, les rumeurs ont fait état d’une suspension qui a été plus tard confirmée par arrêté du Vice-premier ministre en charge de l'Intérieur et de la Sécurité.

Ancien commandant de l’armée de terre des FADC, les Forces Armées de R-dC, puis de l’armée de l’air, sans doute l’un des plus proches collaborateurs du Président de la République, l’Inspecteur divisionnaire en chef, Inspecteur général de la Police Nationale Congolaise était certainement l’un des piliers du régime. Aucune source n’avait pu rien confirmer dans un pays où n’existe aucune agence de presse et où le bouche à oreille est le seul canal d’information avec tout ce que cela comporte de charge émotive et de danger pour l’intelligence…

LE CHEF DES SERVICES SPÉCIAUX MIS AUX ARRÊTS.
Il est vrai que de nombreuses sources dans la ville haute ne donnaient pas pour cher la peau de certains officiers.

Plus tard dans la soirée, on a appris que le chef des services spéciaux de la Police Nationale Congolaise, Daniel Mukalayi, avait été mis aux arrêts, conduit manu militari dans les locaux du CNS, le Conseil National de Sécurité, sur les hauteurs de la ville. Interrogé, l’homme était passé aux aveux.

C’est lui qui aurait conduit l’interrogatoire de l’activiste des Droits de l’homme, Floribert Chebeya Bahizire, un Shi, originaire du territoire de Walungu, province du Sud-Kivu, dont le corps inerte, avait été trouvé le matin de mercredi 2 juin à bord de sa voiture, une Mazda 626, allongé sur le banc arrière, non loin du site Joli Parc, dans le quartier Mitendi, commune de Mont Ngafula, à l’Ouest de la Kinshasa.

Le lendemain jeudi 3 juin était découvert le corps de son chauffeur et membre de l’ONG la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme, Fidèle Bazana Edadi. Le cadavre de cet homme avait été retrouvé sur la route de Kinkole, à l’Ouest de la Capitale.

Après la découverte de ce deuxième corps, la théorie du double meurtre perpétré par des services de l’Etat commençait sérieusement à prendre corps dans l’opinion…

Il était impensable en effet qu’un groupe de malfaiteurs ait pu disposer d’autant de moyens pour donner une double mort au chauffeur et à son patron, un homme aussi bien connu dans le pays que dans les chancelleries étrangères et, plus tard, jeter le premier corps à l’extrémité Ouest de la Capitale, se promener avec l’autre corps sans doute dans le coffre-arrière d’une voiture, pour aller l’abandonner le jour suivant à l’autre extrémité de la ville, à l’Est!

L’heure à laquelle ce double meurtre avait été commis - entre 17 et 19 h - ne pouvait d’ailleurs être l’œuvre du petit banditisme courant à Kinshasa. Dans tous les cas, si tel pouvait être le cas, alors, se posait avec acuité la question d’insécurité certes récurrente dans la Capitale.

Dans cette affaire, le pays jouait certainement une crédibilité internationale entamée par diverses affaires du genre non élucidées.

La plus récente est l’assassinat du Député provincial MLC Daniel Botethi, vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.

Il y a le meurtre à Bukavu du journaliste de Radio Okapi Serge Maheshe, comme celui dans la même ville de Bukavu du journaliste Didace Namujimbo, le double meurtre à Kinshasa du journaliste Franck Ngyke et de son épouse, l’assassinat du journaliste Bapwa Mwamba, comme celui à Goma, en pleine journée de l’homme d’affaires Albert Ngezayo.

Il fallait certainement y aller droit, sans tergiverser mais tout en respectant les droits de la défense. Aucun élément n’avait encore permis d’inculper formellement qui que ce soit.

Le dossier ne venait que d’être ouvert par le Procureur général de la République qui n’avait encore entendu personne.

Le dossier du PGR n’était encore sans doute que vide. S’agissant d’officiers, le PGR n’allait certainement qu’engager l’action avant de s’en dessaisir pour transmettre les résulats de l’enquête à la Haute Cour militaire…

LA TENSION MONTAIT DE PLUSIEURS CRANS.
Le week-end, les choses sont donc allées vite, très vite alors que visiblement la tension montait de plusieurs crans dans la Capitale et dans le pays avec des déclarations aussi fermes que menaçantes venant de diverses chancelleries occidentales (Paris, Bruxelles, Washington, New York, Genève, etc.).

Les États-Unis via l’ambassade américaine à Kinshasa faisaient parvenir une lettre au Gouvernement offrant leurs services et réclamant une enquête neutre et crédible. Washington offrait assistance technique dans l’enquête et experts médicaux si l’accord était donné par Kinshasa.

Au pays, après un moment d'hésitation, partis politiques d’opposition et organisations de la société civile, Eglises, etc., commençaient à suivre le mouvement. N’hésitant pas de parler d’assassinat politique en pointant du doigt le pouvoir.

Le Mouvement de Libération du Congo, parti de Jean-Pierre Bemba Gombo, actuellement détenu à la Haye par la Cour Pénale Internationale, annonçait, de la bouche de son secrétaire général François Mwamba Tshishimbi, lors d'une déclaration au canon, qu’il ne participerait pas aux festivités du Cinquantenaire, jetant ainsi de l’essence sur le feu.

Tous ses élus députés, sénateurs, ministres provinciaux, étaient invités à ne se présenter à aucune manifestation prévue à cette occasion. Mwamba demandait à la «population congolaise de consacrer la journée du 30 juin à la méditation sur la situation actuelle et l’avenir que nous souhaitons plus radieux pour notre postérité».

Lors de cette déclaration faite à l’issue d’une réunion au siège de son parti, le Dép. Mwamba Tshishimbi déclarait «condamner avec la dernière énergie ces odieux assassinats qui allongent la liste macabre des meurtres aux contours politiques».

Un autre petit parti, le MPCR de Jean-Claude Vuemba, parmi bien d’autres, annonçait son retrait des festivités du 30 juin ainsi que de la session en cours de l’Assemblée nationale.

Certes, on ne se serait pas imaginé que des partis d’opposition traversés par d’âpres contradictions internes eurent pu prendre une autre posture.

Mais c’est du côté de l’ONG la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’homme, dont les prises de parole évoluaient d’heure en heure, qu’est venue l’une des détonations les plus fortes.

L’ONG de Floribert Chebeya exigeait le limogeage du patron de la Police Nationale Congolaise, l’inspecteur Général John Numbi Banza Tambo, en même temps qu’elle déclarait qu’elle attendrait l’amorce du programme des manifestations du Cinquantenaire de l’Indépendance le 29 juin avec l’arrivée des dirigeants étrangers pour lever à la morgue de l’hôpital Maman Yemo le corps de son directeur exécutif et du chauffeur assassinés et qu’elle organiserait le 30 juin, jour de l’indépendance, les obsèques nationales de Chebeya.

Avec la présence dans la Capitale à cette occasion de centaines de journalistes faisant partie des suites des Monarques étrangers, on peut gager sur le triomphe de la couverture internationale de ces obsèques…

Mais si l’on avait pu douter de la détermination de l’ONG de frapper un grand coup médiatique - diplomatique, et donc politique - on en avait là une assez claire idée. Le pays était dans un engrenage, sur une terrible pente glissante…

La question reste de savoir si l’ONG qui pleure légitimement son directeur général tué dans des conditions totalement inacceptables, pourrait arriver à ses fins en transformant la fête de l’Indépendance en un deuil national, et comment elle le ferait en pratique…

A-t-elle les moyens de faire attendre les services de la morgue de l’hôpital général Maman Yemo jusque ce jour-là et d’aller prendre le corps du défenseur humanitaire quand elle le voudrait…

Le pays était peut-être en train de perdre la tête. Ne faut-il pas plaider pour la sérénité et prôner l’apaisement?

Il ne faut pas se voiler la face et croire en ses propres mensonges: jamais le pays n’avait été dans une situation aussi préoccupante. Alors qu’il a réussi à engager son processus de démocratisation, que des élections libres et transparentes ont été organisées, voilà que la R-dC repartait dans une perspective de chienlit.

À la fois, la R-dC attend son point d’achèvement de l’Initiative PPTE qui pourrait voir s’effacer, au 30 juin ou au 15 juillet, selon les sources, une dette évaluée à plus de 9 milliards de dollars américains (et cette décision ne serait qu’une marque de bonne volonté que manifesterait à l’égard de notre pays une Communauté financière internationale tenue et téléguidée par les chancelleries occidentales), à la fois, le pays se heurte aussi fortement contre cette même Communauté au point de l’énerver.

EST-ON FACE À DE GRANDES OREILLES?
Cette Communauté internationale dont la R-dC attend l’arrivée à Kinshasa des plus grands responsables en signe de nouvelle légitimité internationale! C’est dire si les choses pouvaient être si mauvaises …

Alors que cette Communauté internationale tonnait, dictait clairement des «ordres», quelle posture adopter par un Gouvernement souverain mais dont le pays est post-conflit, donc fragile, et - ce n’est pas le plus facile - trop mal aimé à l’étranger?

La presse étrangère - elle qui pense que la R-dC est une jungle, avec un régime tortionnaire, brutal, barbare, etc., en rajoute sans ménagement.

Le directeur exécutif de l’ONG la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme n’a été tué à ses yeux que parce qu’il détenait des documents qui démontraient qu’il était le cerveau d’une campagne visant à dissuader le Roi des Belges Albert II à se rendre en R-dC pour les cérémonies du Cinquantenaire de l’Indépendance. D’où tiennent-ils tout cela?

Parfois, on expliquait que Chebeya disposait d’assez d’éléments démontrant l’implication des éléments de la police nationale dans le massacre au Bas Congo des dissidents politico-religieux de la secte de Bundu dia-Kongo du gourou Ne Mwanda Nsemi…

Ces événements s’étaient produits en janvier 2007 et février-mars 2008. À Bruxelles, un avocat d’origine r-dcongolaise vient de déclarer être resté en contact avec Chebeya sur ce dossier et avoir reçu un mail de sa part à la veille de sa mort...

Le mail disait que l’ONG VSV se porterait partie civile dans cette affaire.

D’autres accusent le général John Numbi Banza Tambo qui disposerait d’une armée personnelle, le bataillon Simba, capable d’un coup de force à Kinshasa…

Autres faits troublants. Si un communiqué de presse d’un service de l’Etat, à savoir, la Police Nationale Congolaise, faisait savoir que le corps sans vie de Floribert Chebeya Bahiziré «n’avait aucune trace visible de violence, (que son) étirette du pantalon (ndlr: la fermeture éclair) était ouverte», et qu’à côté du corps trouvé sur la banquette arrière du véhicule «se trouvaient deux préservatifs déjà utilisés et un paquet entier de trois pièces non utilisées, une boîte de stimulant Davigra qui contenait une plaquette de deux comprimés déjà utilisés, deux ongles artificiels et quelques mèches de dames», diverses sources faisaient état samedi que tout cela n’avait été que montage de très mauvais goût.

Ce communiqué avait pourtant été signé par un officier de haut rang, le général Jean de Dieu Oleko, Inspecteur provincial de la Police Nationale Congolaise en charge de la ville de Kinshasa,

C’est encore les médias étrangers, Rfi en tête, qui expliquaient que Chebeya et son chauffeur Bazana avaient été cruellement torturés dans les locaux de la PNC où ils avaient trouvé la mort; que le directeur exécutif de l’ONG avait même eu le cou tordu à la suite des tortures; que l’ordre avait été donné par Mukalay agissant «au nom de la hiérarchie». Qui donc à Kinshasa alimente les médias étrangers? Les services de l’État sont-ils encore tenus?

Dimanche en milieu de journée, toutes les sources dans la Capitale faisaient part de la dissimulation dans la déclaration officielle de la Police Nationale Congolaise de certains détails communiqués par la police scientifique…

«Il y a des indices sérieux d’implication dans ce meurtre de certains officiers de la police», a expliqué dimanche 6 juin au Soft International une source proche du dossier parlant sous anonymat. Parmi ces indices, des contacts téléphoniques nombreux, des mots de code échangés entre officiers qui ne laisseraient l’ombre d’aucun doute.

Le colonel Daniel Mukalayi a donc été mis aux arrêts. L’information a été confirmée par toutes les sources. L’homme souvent connu pour sa brutalité n’est-il pas une langue de vipère par qui viendraient de nouveaux rebondissements?

L’un de ses collaborateurs, le Major Chistian Ngoy, aurait également été arrêté. Mais aucune déclaration officielle n’a confirmé ce que dans la ville haute, tout le monde tenait pour vérité.

Le Soft International est en mesure de confirmer ce qu’il écrivait dans l’édition n°1049 (daté 4 juin). En effet, selon toutes les sources recoupées par le journal, le général John Numbi n’a jamais à ce jour rencontré Floribert Chebeya que deux fois.

Lorsqu’il fut arrêté sous le régime Mobutu, Chebeya était venu le réconforter dans sa cellule et, tout récemment, lors de la visite à Kinshasa de la gouverneure du Canada. Chebeya se plaignait alors que ses demandes de rendez-vous soient restées éternellement vaines. Selon également nos informations, Chebeya n’a jamais eu de rendez-vous avec un proche du général Numbi, ni avec son directeur de protocole, ni avec son directeur de cabinet, ni avec son secrétaire particulier. De même, les deux hommes n’ont jamais été en contact téléphonique.

D'autre part, il s'est confirmé que le chef de la police ne se trouvait pas dans la Capitale, le jour du double meurtre et a passé la journée dans la banlieue Ouest de la Capitale, à Maluku, sur la route du Bandundu en compagnie du Vice-premier ministre Lumanu, et n'avait pu lui-même recevoir l'activiste des droits de l'homme retrouvé mort plus tard.

Il faut cependant attendre le procès annoncé pour se faire une idée sur une affaire qui paraît au départ bien mystérieuse. L’ordre donné par le Président de la République lors d’une réunion extraordinaire du Conseil National de la Défense est que «tous les officiers mêlés de loin ou de près dans cette affaire doivent être arrêtés», a confié au Soft International, toujours sous anonymat, un proche du dossier.

Le Président de la République serait particulièrement très remonté.

L’ENQUÊTE SERA R-DCONGOLAISE.
Il a donc laissé des «ordres très stricts et précis» avant de décoller pour Bukavu dès le lendemain de la réunion extraordinaire du Conseil Supérieur de la Défense qu’il a présidée et qui comptait les membres ci-après: le Premier ministre Adolphe Muzito Fumunsi, le Vice-Premier ministre Lumanu Mulenda Bwana Nsenda, le ministre des Affaires étrangères Alexis Thambwe Mwamba, l’inspecteur divisionnaire en Chef John Numbi, le général major Gabriel Amissi Kumba, chef d’état major de la force terrestre, le général-major Massamba Mussungu, chef d’état-major de la Force aérienne, le contre-amiral Emmanuel Kyabu Kaniki, chef d’état-major a.i de la Force navale, le général de brigade Célestin Mbala Munsense, chef d’état-major partculier a.i du Président de la République. Outre des invités: le président de la Chambre basse, Evariste Boshab Mabudj, le procureur général de la République Flory Kabange Numbi, le ministre de la Justice Luzolo Bambi Lessa, le DirCab du Chef de l’État, Gustave Beya Siku, le conseil spécial du chef de l’État, Pierre Lumbi Okongo.

(On lira à la page 4, version papier du Soft International, les fac-similé de cette réunion).

À Bukavu, le Président de la République séjournerait «plusieurs jours». Des sources disent que férus du foot, Joseph Kabila Kabange se rendrait ensuite à l’ouverture du Mondial en Afrique du Sud…

Alors que le Chef de l’État serait hors de la Capitale - et même loin du pays - sans doute pour aller humer l’air frais et se mettre loin de la procédure judiciaire qu’il a lancée, l’enquête confiée du Procureur général de la République poursuivrait son cours.

Dans les hautes sphères de l’État, dimanche 6 juin, aucune stratégie n’avait changé depuis le déclenchement de cette affaire. Nul n’excluait «aucune piste» ainsi que l’avait déclaré le prof. Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu, Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité dès le mercredi 2 juin, jour de la découverte du corps de l’activiste.


Aucune piste n’est à exclure. Pas même une action de sabotage des festivités liées au Cinquantenaire. Voire, plus important, un complot contre les Institutions du pays.

C’est dire si le Président de la République a pris l’affaire très au sérieux.

Seules deux personnes, le prof. Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu, Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, et le Procureur général de la République, Numbi Kabange auraient la charge de communiquer dans ce dossier, a appris Le Soft International d’un proche du dossier. Par ces temps de crise aiguë, il vaudrait mieux faire deux fois attention…

À voir comment les médias étrangers sont devenus baveux sur la R-dC, avec quelle vitesse et avec quelle rapidité, ils distillent les moindres faits non avérés ou ceux qui seraient susceptibles d’être estampillés «Secret Défense», c’est à se demander s’il n’y a pas dans cette affaire la présence de grandes oreilles. Et donc, la volonté d’en finir vite, très vite… Mais avec qui?

Le communiqué rendu public le 5 juin à l’issue de la réunion extraordinaire du Conseil Supérieur de la Défense qui se tenait au cabinet de travail du président de la République insiste sur le fait que «l’enquête sera menée en toute objectivité et transparence par la justice congolaise».

Le communiqué est signé prof. Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu, Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, rapporteur du Conseil Supérieur de la Défense.

C’est très clairement une fin de non-recevoir aux demandes formulées par certains pays d’offrir experts médicaux et membres d’une Commission d’enquête voulue «internationale, neutre, crédible et indépendante». Sauf si la requête devait venir de la R-dC elle-même.

À Kinshasa où l’on tient tant à la fibre nationaliste, on explique que le pays a la capacité de mener cette enquête de façon crédible jusqu’au bout, invitant les partenaires étrangers à apprendre à respecter la R-dC, invitant les hommes politiques du pays à faire montre de dignité dans leurs prises de parole.

ALUNGA MBUWA
lesoftonline.net 07/06/2010

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