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DÉNONCIATIONS.


Les massacres sont hélas monnaie courante dans la région des Grands lacs. PHOTO DROITS RÉSERVÉS.

Massacres de masse à l’Est et... à l’Ouest de R-dC

MISE EN LIGNE 27 NOVEMBRE 2008 | LE SOFT INTERNATIONAL.
La redoutable ONG new-yorkaise accable Kinshasa. Dans un rapport publié mardi 25 novembre dans la Capitale de R-dC, Human Rights Watch accuse les autorités d'avoir tué 500 membres de l’opposition. Plus grave, l'ONG affirme dans son rapport que le Chef de l’État en personne, a ordonné la répression.

Kinshasa a en effet réagi sans attendre. «C'est n'importe quoi», répond le porte-parole du président, Kasongo Kudura, qui rejette ce rapport affirmant que la publication du document intervient «au moment où une campagne internationale est menée pour déstabiliser» le Chef de l'État de R-dC.

Ce rapport constitue la première allégation grave d'abus généralisés et de possibles crimes contre l'humanité commis par l’État. Il sort alors que Kinshasa annonce la découverte à Bukavu des deux fosses communes sur un terrain qui avait autrefois appartenu à un membre de la rébellion du RCD-Goma, un groupe rebelle soutenu par le Rwanda, et qui pourraient contenir jusqu'à 2.000 cadavres.

Le nouveau propriétaire du terrain a découvert les restes humains alors qu’il avait entrepris d’effectuer des travaux pour installer une fosse septique.

«Une enquête est ouverte pour déterminer la période où toutes ces vies ont enterrées» ainsi que «les circonstances et les auteurs de ces actes», a déclaré le ministre de la Justice Luzolo Bambi, qui a donné la nouvelle.

Selon le rapport de HRW, les corps d’opposants ont été jetés dans les eaux du fleuve Congo ou enterrés dans des fosses communes. Parmi les cibles des assassinats présumés figureraient des partisans de Jean-Pierre Bemba, qui était arrivé deuxième de l'élection présidentielle de 2006.

Le rapport a été diffusé en boucle sur les chaînes BBC et CNN.

Radio Okapi, media parrainé par les Onusiens, en a fait ses choux gras.

L’Occident est-il passé à la vitesse supérieure dans la stratégie de déstabilisation du régime de Kinshasa?

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a mis en garde mercredi contre de possibles massacres de civils dans l'est de la R-dC.

Il a soulevé la possibilité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans un rapport - au Conseil de sécurité - qui recommande le maintien de Casques bleus au Congo-Kinshasa jusqu'en 2009.

«Le déplacement forcé de populations et les preuves de meurtres ciblés de civils sont alarmants», écrit-il dans le document.

«Dans le climat actuel, la possibilité de massacres de civils ne peut pas être exclue».

Ban Ki-moon a souligné que des groupes armés congolais et étrangers avaient commis de graves abus en matière de droits de l'Homme, dont des crimes de masse, des viols, des actes de torture, des enlèvements, des recrutements forcés d'enfants-soldats, le travail forcé et l'esclavage sexuel.

Entre-temps, les médias - les mêmes - lavent blanc Laurent Nkunda.

Mardi soir, la télévision belge flamande Canvas a diffusé des séquences sur le chef du CNDP.

Tout est fait pour le présenter sous son meilleur jour en dépit de la situation humanitaire à l'Est. Le ministre belge flamand des Affaires étrangères Karel de Gucht qui a juré de faire la peau au pouvoir de Kinshasa, boit du petit lait. A New York où le dossier sur la table est précisément la R-dC.

La Belgique siège comme membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies jusqu'en janvier 2009.

Pour Karel de Gucht, l'histoire - enfin - lui donne raison.

Sur le plan intérieur, la situation économique est loin d'être bonne avec la chute des cours des matières premières. La tonne du cuivre est passée de 8.000 à 2.000 dollars US. La Chine sur qui Kinshasa comptait pour les cinq chantiers fait face à une campagne de dénigrement de ses produits à l'exportation.

Fourrures boycottées parce que confectionnées à base de peau de chien, lait frelaté, chaussures qui provoquent l'eczéma, jouets dangereux, etc. Campagne décrétée par les Occidentaux en général et les Européens en particulier.

Au Katanga, la situation économique devient dramatique avec la quasi fermeture de toutes les compagnies minières. A Lubumbashi, les Chinois ont déserté leurs compagnies minières et se sont évaporés, abandonnant leurs entreprises. Un matin, les travailleurs r-dcongolais se sont retrouvés… sans patron.

lesoftonline.net 27/11/2008

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