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Vers un projet international
"emphytéose Moanda"
UN PROJET international d'établissement d'un vaste
comptoir commercial sous bail emphytéotique de 99 ans
est en train de circuler sur Internet. Lieu : l'embouchure du
Congo. Oeuvre de trois promoteurs occidentaux, Charles Vanacker,
Pol Mouzon et Guido Heyndrickx (moanda@bigfoot.com), le Soft
International en a été informé par e-mail
et a reçu copie par courrier postal de "l'annonce
préliminaire.
" Les trois hommes annoncent la diffusion dans trois
mois d'un "Mémorandum d'introduction." L'idée
est de "créer, à partir d'une enclave réduite,
un centre de développement modèle qui entraînerait
dans sa zone d'influence et son sillage tous les pays qui l'entourent
dans une dynamique de réussite et de richesses."
Le projet s'inspire du bail emphytéotique mené
à terme à Hong-Kong, attribué en 1898 à
la Grande-Bretagne pour 99 ans et rendu à la Chine en
1997. Par le commerce que ce comptoir a engendré, Hong-Kong,
qui, au départ, était un simple petit port de pêcheurs,
est devenu en un siècle une mégapole de près
de 10 millions d'habitants et un des plus grands entrepôts
de marchandises au monde avec un PNB (Produit national brut)
en 1996 de 230 milliards de dollars. Charles Vanacker, Pol Mouzon
et Guido Heyndrickx pensent que la solution à la crise
perpétuelle que traverse l'Afrique centrale consiste dans
ce projet qui permettrait, en quelques années, de sortir
la R-dC de la débâcle économique et humaine
dans laquelle elle se trouve actuellement. La région d'Afrique
centrale possède des richesses naturelles énormes.
Elle pourrait devenir à terme une puissance économique
de tout premier plan. Elle a donc besoin de stabilité
politique, de gestion compétente et rigoureuse ainsi que
d'investissements en infrastructures d'équipements industriels
et commerciaux. Elle ne semble pas capable de se doter de ces
moyens de réussite. À en croire ses promoteurs,
le "projet Moanda" n'aurait que des gagnants : les
firmes qui y investiraient seraient proches de sources d'énergie
et de matières premières abondantes dans un climat
de sécurité et de stabilité garantis pour
un long terme, les populations locales et des pays environnants
y trouveraient emploi et opportunités, les gouvernements
des pays d'Afrique centrale y puiseraient un ancrage de stabilité
sans parti pris politique autre que le désir de développer
la région. Les initiateurs qui diffusent en première
mondiale sur les autoroutes de l'information veulent ainsi par
une "annonce préliminaire" "informer tous
les protagonistes impliqués dans ce projet", "recueillir
les avis, remarques, critiques et suggestions du monde entier",
"rassembler, sélectionner, codifier et notifier toutes
ces informations", "organiser des rencontres entre
tous ceux intéressés par le projet", "communiquer
toutes ces informations à qui de droit", "obtenir
plus facilement le soutien d'une large majorité mondiale."
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