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 Mme Jeannine Mabunda Lieko. Une vraie Lionne des affaires. DROITS RÉSERVÉS.
Mme Mabunda scotchée
MISE EN LIGNE 24 AVRIL 2010 | LE SOFT INTERNATIONAL N°1042 DATÉ 23 AVRIL 2010. Fidèle Babala, Député élu sur les listes d'un minuscule parti d'opposition, siégeant sur les bancs du MLC, dernier DirCab de JPBemba, porte des griefs qui sonnent comme un empeachment pour la brillante ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda Lieko.
Le ministère du Portefeuille est-il jonché de cadavres? Fidèle Babala, Député d’opposition siégeant sur les bancs du groupe parlementaire MLC à l’Assemblée nationale, a, en tout cas, décidé de scotcher la ministre du Portefeuille, la PPRD Jeannine Mabunda Lieko. Durement... Le Député, confident de Jean-Pierre Bemba Gombo, prépare assidûment une interpellation de la ministre. Il en aurait déjà fait parvenir un premier jet au bureau de l’Assemblée nationale du président Évariste Boshab Mabudj, assure-t-il au Soft International.
Fidèle Babala sait de quoi il parle. Longtemps gérant des entreprises de Jean-Pierre Bemba du temps des mille rébellions, il fut le dernier DirCab du puissant Vice-président de la République qui fut en charge, lors des années transition 1+4, du secteur des Finances et de l’Economie. Ancienne agent de la Citibank, Jeannine Mabunda Lieko est l’inamovible ministre du Portefeuille depuis les années Gizenga à ce jour.
LE DÉPUTÉ VEUT SAVOIR.
Précisément, c’est la thèse du Député Babala. Où en sommes-nous aujourd’hui, dans ce secteur clé du portefeuille de l’Etat?
Babala veut dresser le bilan de la gestion Mabunda.
À n croire le Député, les entreprises du portefeuille contribuent toujours «aussi peu» (moins de 2%) au budget de l’Etat alors qu’elles auraient dû être «de grandes pourvoyeuses de ressources budgétaires».
Le Député veut savoir. A qui (à quoi) la faute?
Le Député aligne ses questions qui sonnent chacune comme un coup de marteau porté sur la tête de la ministre qui affiche le profil d’une technicienne de haut vol dont le pays pourrait s’enorgueillir. C’est loin d’être l’avis du Député Babala...
Ci-après ses questions:
L’absence de performance du secteur du portefeuille de l’État relève-t-elle d’une «absence de vision cohérente d’actions à mener pour rentabiliser le patrimoine de l’Etat investi dans les entreprises publiques»?
Est-ce le résultat d’une «gestion opaque des actions mobilières de l’État»?
Est-ce dû au contraire à un trafic d’influence ou, plutôt, «à la pratique prononcée de favoritisme et de népotisme (…) au détriment des intérêts bien compris de la République?»
Fidèle Babala ne s’arrête pas en si bon chemin.
Il paraît, de cette pagaille, s’être fait une religion.
Les accusations qu’il porte contre la ministre ne laissent aucun doute planer.
Tenez.
Babala fait état d’une transaction portant sur des participations de l’Etat dans la firme Moto Gold. Une opération financière s’est conclue à Denver, dans l’État du Colorado, aux Etats-Unis, «sous l’impulsion de Madame la Ministre du Portefeuille».
L’opération porte sur la vente de 20 % des 30% des parts détenues par l’Office des Mines d’or de Kilo Moto dans Moto Gold, société constituée à la suite d’une conversion en 2003 du prêt en monnaie locale équivalent à 1 million de dollars consenti par Orgaman, la firme du Belgo-r-dcongolais William Damseaux, à l’Office des Mines d’or de Kilo Moto. Le prêt qui date des années 80 a été réévalué à 22 millions de dollars US en 2003.
Le Député poursuit.
Il soupçonne la ministre du Portefeuille de détenir un portefeuille de valeurs mobilières gérées par la firme de courtage en bourse Haywood Securities Inc., établie à Vancouver, Canada, sur Burrard Street, au n° 200-400.
En clair, le Député accuse la ministre d’enrichissement illicite.
La ministre qui aurait également acquis une villa sise avenue du Comité urbain, commune de la Gombe.
Et qui voit-on? L’A-dg de la Sonas révoqué et écroué à la prison centrale de Makala. Jadis vanté par la ministre comme «l’une de rares grosses têtes du pays, capable d’exercer son business partout dans le monde», Herman Mbonyo aurait été révoqué, à en croire le Député, à la suite d’«engagements irréguliers et abusifs» d’agents. Or, voici qu’on apprend, de la bouche et de la plume du Député - qui, à ce propos, a fait parvenir au Soft International un document canon - qu’en réalité, l’A-dg aurait payé comptant son insubordination. Il n’aurait pas fait suite aux pressions de la ministre d’offrir un poste de directeur à la propre sœur de la ministre, Dr Mabunda….
C’est le même népotisme qui aurait conduit la ministre à imposer son propre mari comme PCA (Président du Conseil d’administration), représentant l’Etat actionnaire à la tête d’une entreprise publique. La ministre aurait libéré son candidat de mari de «petites tracasseries» liées aux tests à l’embauche…
Autant d’accusations (si elles étaient avérées) susceptibles de considérablement gêner la position politique de la ministre et la faire ficher... dans un débat de tolérance zéro.
Sous des dehors puritains et d’inaltérable ado, la ministre serait, au contraire, à en croire le Député d’opposition, une vrai lionne, la femme par excellence rompue aux métiers d’affaires. Au Député de le démontrer... À la Chambre, le débat promet d’être chaud quand on sait que Mme Mabunda ne jouit pas d’une excellente réputation auprès des Députés.
On rappelle le débat foireux sur la Snél et MagEnergy. Qui s’était terminé en queue de poisson...
| D. DADEI. |
lesoftonline.net 24/04/2010
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