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 Salle comble au Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa où anciens, nouveaux, petits derniers ont croisé leurs lecteurs, des Excellences, des Honorables, des Peoples. LE SOFT NUMERIQUE.
Le Soft salue avec ses lecteurs 20 ans de métier
MISE EN LIGNE 06 AVRIL 2010 | LE SOFT INTERNATIONAL N°1037 DATÉ 15 MARS 2010.
Il existe dans ces pages un coin: On a tout écrit. Le Soft y reprend à chaque fois que possible une analyse à laquelle l’observation des faits vient à donner raison au texte.
Vingt ans de métier, Le Soft a observé, a relaté, a prévenu.
Avec la faiblesse de ses moyens d’investigation, avec la perspicacité de son jugement, avec la puissance de son expression, slalomant entre ses convictions et la nécessité du professionnalisme. Nous n’avons jamais été infaillibles, loin s’en faut. Mais nous n’avons cessé jour après jour de nous perfectionner. Lors de grands choix, nous avons toujours été présents.
Nous avons été le premier journal d’Afrique centrale à nous déployer sur la Toile. Nous avons été le premier journal de ce pays à dire à Mobutu qu’une nouvelle page, avec l’entrée de l’Afdl, était en train d’être écrite.
Il n’avait pas besoin de nous écouter. Depuis belle lurette, le Léopard avait déjà tourné sa page. Depuis que l’Amérique s’était rendue sur son yacht via le secrétaire d’Etat Baker et l’en avait informé.
Alors que les forces de l’Afdl avaient investi les avant-postes de l’Etat, la visite d’un diplomate de choc, spécialiste de «missions sensibles», un ancien de Birmanie, d’Irak, de Corée, de Haïti, Bill Richardson à la tête d’une mission regroupant tous les services de Washington, dépêchée par le président Bill Clinton - l’Oncle Sam tient toujours à la forme -, ne nous donna hélas que raison.
Nous l’avons dit, faut-il le répéter: Le Soft n’a pas eu que raison, ce journal n’a jamais dit qu’il avait atteint la perfection. Nul bien entendu ne s’y méprendrait.
Voilà pourquoi ce soir-là, Le Soft a opté de la fermer, d’observer, d’écouter.
Plusieurs mois après sa date anniversaire de création et quand Le Soft a finalement réussi à fixer son D Day, le 4 mars 2010, nous avons donc voulu nous taire et écouter nos lecteurs dont c’était le jour, mais aussi nos anciens dont les plans de carrière avaient ouvert de grandes ambitions et avaient réussi partout. Ceux-ci avaient pour charge de témoigner d’un passage. Comment ils y ont été? Comment ils y ont vécu? Quels sentiments ils gardent?
Quelle belle fresque que celle exposée ce soir là au mythique Salon du GHK. Là même où KKM eut à deux reprises ses bureaux, et Le Soft les siens. Lukusa Menda a ouvert le bal - avec quelle force -, avec cet humour qui lui colle à la peau, et sans doute ne le quittera plus. Nous avons vu Donat Mbaya, l’homme qui a laissé sa marque et qui chaque jour nous revient. Nous avons entendu Willy Kalengay. Quel moment de rétrouvailles pour ces anciens!
Quant à nos lecteurs, merci à Paul Diakesse qui, en trois raisons, a assuré ne manquer dans sa softhèque aucun numéro de ce journal. Merci à Jean-Claude, le frère de plus de vingt ans. Merci à Bernard Mavambu d’avoir cru en nous. Merci à l’élite de ce pays qui a la responsabilité et la capacité de pousser cette locomotive Congo. Merci au Chef de l’Etat pour les mots qu’Il a trouvés pour nous et pour ce journal.
Nous savons que c’est la première fois qu’Il tient ces mots envers un média.
Le ministre Mende nous l’a assuré. Cela se passe de tout commentaire.
Merci enfin à tous ces 500 invités.
Eux qui y étaient...
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lesoftonline.net 05/04/2010
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