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Meeting du Parti pour l'Action P.A dimanche 21 mars dans la cité de Vanga, dans Bulungu, Kwilu, au cœur du bastion du PALU. LE SOFT NUMERIQUE.

Un vote sanction annoncé

MISE EN LIGNE 05 AVRIL 2010 | LE SOFT INTERNATIONAL N°1039 DATÉ 29 MARS 2010.
Partout dans le pays, c’est l’érosion de l’électorat. Partout dans le pays, c’est le désamour politique. C’est le premier constat que fait la première étude d’opinion - d’une série - commandée par Le Soft International auprès de l’Institut de sondage Les Points. Notre journal vient en effet de reconduire son contrat avec cet institut qui fit grande impression en 2006 en annonçant dans Le Soft International le quarté gagnant du 1er tour de la Présidentielle avec une incroyable précision - sous d’autres cieux on aurait dit chirurgicale.

Puisqu’on ne change pas une équipe qui gagne, Le Soft International et les Points renouvellent leur association pour observer et publier les tendances de l’opinion publique nationale.

L’exercice se fera dans un premier temps tous les deux mois en 2010 et chaque mois en 2011 selon que le pays évoluera vers les consultations populaires et généralement chaque fois qu’un élément quelconque serait susceptible de modifier de façon notable les tendances de l’opinion publique.

La première étude que vient de réaliser l’institut Les Points pour Le Soft International s’est effectuée du 19 au 20 mars 2010 à tavers tout le pays dans les chefs-lieux de province ainsi que dans des villes à forte concentration de population (Kikwit, Boma, Kasongo, Kolwezi, Likasi, Gemena, etc.). Elle met en lumière un net recul de l’électorat de vieux partis politiques, ceux d’avant Sun City, UDPS, MLC, PALU, les RCD, FONUS, DC, etc., mais aussi PPRD, UDEMO, ce dernier disposant d’une «visibilité nulle», selon l’institut, tandis que la réélection du président Joseph Kabila Kabange pourrait se dérouler, dans les conditions actuelles, comme une simple formalité.

Le président de la Réublique obtiendrait sa réélection dès le premier tour sauf si une figure emblématique de l’opposition venait à fédérer celle-ci, hypothèse relevant actuellement de l’alchimie.

UN PAYS CULTURELLEMENT TRES FRAGMENTÉ.
Dans les principaux bastions (les Kivu pour le PPRD, le Kwilu pour le PALU, l’Equateur pour l’UDEMO, le Kasaï pour l’UDPS), le désenchantement est criant et les nouveaux partis - ceux créés au lendemain des scrutins de 2006 - s’en sortent plutôt très bien. A un an des scrutins, nul ne voyait ce qui pourrait changer fondamentalement ces tendances. «Les vieux partis ne drainent plus du monde», déclare l’Institut.

Le lancement et la poursuite des projets à impact visible (les cinq chantiers) sont généralement portés au crédit du président de la République dont la sympathie monte dans le pays et dans la Capitale au point où on n’écartait pas, pour la législature à venir, l’hypothèse d’un régime de cohabitation: celui d’un président de la République élu de façon confortable mais ne disposant pas d’une majorité suffisante pour gouverner ou, à tout le moins, devant faire face à une majorité trop étriquée. Ce qui serait la pire des situations pour un pays post conflit.

Ce qui aux yeux de certains légitimerait des démarches de révision constitutionnelle et présenterait celle-ci comme une action de grande cause nationale.

Ce que fit le général De Gaulle en France en mettant fin au régime des partis qu’était la IVème République en faisant passer la France sous la Vè République. Cela n’a pas empêché les différents présidents de la République de la Vème de procéder chacun à moult révisions constitutionnelles.

La nouvelle cartographie politique qui se met peu à peu en place en R-dC est, du point de vue des politologues, un retour à la normale.

Formée de 400 tribus, la R-dC n’est pas loin de compter 400 partis politiques. Bon an, mal an, chaque tribu s’identifie à un leader - le sien - auquel elle se reconnaît profondément. Ce pays culturellement - politiquement - trop fragmenté n’a jamais connu ni hier, ni aujourd’hui, un parti politique national. Avec son MNC (Mouvement national congolais), Lumumba a échoué, Mobutu avec son MPR mêmement quoiqu’il décréta que tout Zaïrois - même sous forme de fœtus - était membre du Mouvement Populaire de la Révolution. Dans ce pays, tout leader majeur possède sa niche et la bichonne se préoccupant peu du reste du pays ou le reste du pays ne trouvant aucun attrait à s’amarrer à un homme qu’il ne connaît pas ou qu’il connaît mal.

D. DADEI.
lesoftonline.net 04/04/2010

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