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Des membres
du parti Condor, créé par Paul Kabaidi wa Kabaidi.
C'EST sans doute l'une des communautés
nationales les plus actives à l'étranger : il s'agit
des membres du parti Condor, créé par Paul Kabaidi
wa Kabaidi. À la suite d'un activisme politique exemplaire,
ils s'étaient réunis autour de cette étiquette
pour défendre leurs droits comme citoyens du monde. Nombre
d'entre eux sont des "sans papiers" et connus des autorités
allemandes. Ils ne cessent d'être harcelés par les
tribunaux. Beaucoup ont vu leurs droits d'asile rejetés.
Ils n'auraient commis qu'une "faute", soit de refuser
d'aliéner leur liberté, soit de vouloir tout simplement
survivre. Ils n'ont jamais croisé les bras. Au nombre
de près de 500, avec en tête le représentant
légal M. Yondo Mboso José, ils viennent de rejoindre
en bloc le Rassemblement congolais pour la Démocratie,
RCD, qui lutte au Congo pour évincer du pouvoir le président
Kabila. Faisant suite à des entretiens que leur comité
a eus le 30 mai à Munich à l'hôtel Holiday
Inn avec le membre du Bureau politique et de l'Exécutif
du RCD, le prof. Kin-kiey Mulumba, ils écrivent dans une
correspondance qui lui est adressée datée du 4
juillet que la section Condor "est prête à
soutenir matériellement, financièrement et moralement
la lutte armée que mène le Rassemblement congolais
pour la Démocratie, qui est l'unique voie valable et susceptible
de mettre un terme à la dictature génocidaire de
Kabila afin de réhabiliter le processus consacré
pour le Peuple congolais réuni en conférence nationale
en vue de l'émergence d'un État de droit et de
la démocratie dans notre pays." Ils invitent dans
une lettre signée par Mme Kiadi Mayamona et M. Mampa Kiala,
responsables affaires sociales et relations publiques, des membres
du Comité exécutif du RCD à animer fin juillet
une conférence à Munich devant la communauté
et des membres de la société civile allemande.
Kiadi et Mampa font part de "l'oppression systématique
de toute autre opinion (que celle prônée officiellement)
par le gouvernement aventurier de M. Kabila, de violations des
droits de l'homme et de droits internationaux humanitaires, d'exactions,
arrestations arbitraires, extorsions, confiscation et expropriation
illégales des biens d'autrui (fonds en espèces,
entreprises, immeubles, véhicules, meubles, etc.) ainsi
que le refus catégorique de tout consensus."
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