La célébration de la Journée de l'enfant africain

À l'est, au moins 300.000 gamins sont touchés par l'urgence extrême

PUISQU'Il faut gouverner : malgré les bombardements aveugles et désespérés qui pleuvent sur les villes sous contrôle de la rébellion, la vie poursuit son cours. Mercredi 16 juin était la "journée de l'enfant africain.

" À Goma, siège de la rébellion qui assume le pouvoir d'État, les écoles primaires et secondaires avaient congé et le stade de l'Unité, au quartier "Mabanga" avait revêtu son plus bel habit. Un défilé était organisé par la division provinciale de la Famille du département des Affaires sociales, Femme et Famille avec le soutien du gouverneur de la ville Léonard Kanyamuhanga Gafundi représenté à la manifestation par son 1er adjoint, Muhima Salumu. Après les honneurs et le défilé d'un détachement des troupes, de l'armée et de la police, les écoles sont passées devant la tribune d'honneur où on notait la présence de quatre chefs de département. Le professeur Kin-kiey Mulumba des Affaires sociales, Femme et Famille avait à ses côtés Roger Lumbala de la Mobilisation et Propagande, Esaïe Kuyena de la Fonction publique et Kilanga Bungwe de l'EPSP. Le plus émouvant aura été le défilé des "enfants de la rue", enfants de la décharge ou des ordures, orphelins, abandonnés ou sourds-muets, récupérés et encadrés par diverses organisations humanitaires qui ne comptent sur aucune aide. Au total, ce sont 300.000 âmes qui sont touchées par l'enfance en situation d'urgence extrême, a expliqué le professeur Kin-kiey, lors de son adresse radio-télévisée à la Nation. "La crise qui frappe notre pays appelle des pouvoirs publics la prise d'un train de mesures sociales d'urgence. Nous n'avons pas le droit d'attendre - et attendre quoi ? - pour commencer à actionner des mesures, si timides soient-elles", a-t-il ajouté, annonçant un "Plan d'actions d'urgence présenté, début mars à l'Exécutif. Le territoire libéré "doit être considéré comme espace-témoin d'une politique sociale volontariste que le Rassemblement entend mener une fois installé au pouvoir à Kinshasa", a-t-il expliqué. Ses objectifs : "réduire la grande misère, l'énorme fracture sociale, promouvoir la solidarité nationale et internationale."