|
Monsieur le Ministre des Finances et de la Planification Économique,
Représentant du Gouvernement d'Union Nationale,
Monsieur le Président de la Cour Suprême,
Madame la Présidente, épouse du Chef de l'État,
Messieurs les Ministres et Secrétaires d'État,
Monsieur le Président du Conseil d'administration de la
Banque Commerciale du Rwanda,
Messieurs les Membres du Conseil d'administration,
Messieurs les Directeurs Généraux de la Banque
Commerciale du Rwanda,
Distingués invités,
Permettez-moi, tout d'abord, de saluer l'heureuse initiative
de la Banque Commerciale du Rwanda d'organiser cette journée
pour dresser le bilan de ses activités cinq ans après
sa réouverture. Cet événement intervient
au début d'un nouveau siècle et d'un nouveau millénaire.
C'est pour moi une occasion propice pour présenter à
tous ceux qui sont présents ici mes meilleurs voeux de
Nouvel An et pour souhaiter à la Banque Commerciale du
Rwanda, non seulement une année de succès à
tous égards, mais aussi un avenir radieux au cours du
millénaire qui s'ouvre!
En ce jour anniversaire, il convient, comme je disais, de jeter
un regard sur le passé pour dresser le bilan des réalisations,
évaluer les facteurs des réussites et les causes
des échecs éventuels, afin de mieux projeter l'avenir.
La Banque Nationale du Rwanda dont l'une des missions essentielles
est la sauvegarde de la solidité du secteur financier,
a suivi attentivement, au cours des années récentes,
l'évolution de la Banque Commerciale du Rwanda, comme
celle de toutes les autres institutions financières. Elle
est particulièrement bien placée pour témoigner
de l'état de délabrement, tant matériel
que financier et humain, dans lequel se trouvait la B.C.R. à
sa réouverture en 1995. Cette banque a redémarré
avec des handicaps sérieux liés à la mauvaise
gestion, particulièrement au niveau du portefeuille-crédit,
qui a prévalu avant la guerre. Par ailleurs, suite aux
tragiques événements de 1994, elle a subi de lourdes
pertes, tant humaines que matérielles, et vu disparaître
une grande partie de sa clientèle, ainsi qu'une portion
importante des garanties qu'elle détenait.
Je tiens à exprimer ici mes félicitations les plus
sincères pour les efforts fournis par les actionnaires,
les dirigeants et le personnel de la B.C.R. depuis sa réouverture
pour la conduire, de façon résolue, sur la voie
du redressement.
J'apprécie également le fait que depuis sa réouverture,
la B.C.R. a collaboré de façon étroite avec
l'autorité monétaire par son souci permanent de
respecter les lois et règlements en vigueur, notamment
dans le domaine de la réglementation des changes, contribuant
ainsi à la stabilisation de la monnaie nationale. Elle
s'est également investie dans la reconstruction du pays
par l'octroi de crédits d'investissement, et la réouverture
de ses agences témoigne du rôle qu'elle a choisi
de jouer pour contribuer au redémarrage de l'économie
nationale.
Aujourd'hui, cinq ans après, la B.C.R. se présente
comme une banque moderne, réhabilitée de fond en
comble, pourvue en personnel compétent et motivé,
ainsi qu'en matériel de pointe. Elle a élargi de
façon sensible le volume de ses opérations, tant
au niveau local qu'à l'étranger, ce qui lui permet
de figurer dans les premiers rangs au sein du secteur bancaire
rwandais.
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Il convient de noter que la situation catastrophique qui prévalait
à la réouverture de cette banque, ainsi que les
efforts de redressement, de développement et de modernisation
consentis, ont représenté un coût dont l'impact
se fait encore lourdement sentir sur ses comptes. Il apparaît
en effet qu'il subsiste une inadéquation sensible entre
la croissance enregistrée par la B.C.R. et le volume de
ses fonds propres, le développement du volume de ses opérations
n'ayant pas été accompagné par une recapitalisation
appropriée.
Il s'impose de remédier rapidement à cette situation
par des apports de fonds frais de façon à renforcer
la structure financière de la banque. Cet effort qui doit
être consenti en premier lieu par les actionnaires actuels,
contribuera à améliorer la santé de la B.C.R.
et la solidité de tout le système bancaire, lui
permettant ainsi de mieux assurer sa contribution au développement
de l'économie nationale.
Pour sa part, la Banque Nationale du Rwanda, comme par le passé,
ne ménagera aucun effort pour soutenir la Banque Commerciale
du Rwanda, de même que toutes les autres banques, dans
leur effort de redressement et de développement, pour
mieux servir le peuple rwandais.
À la Banque Commerciale du Rwanda, je souhaite encore
une fois une joyeuse fête d'anniversaire et lui renouvelle
mes voeux les plus sincères pour la réalisation
de ses profondes et légitimes ambitions.
Je vous remercie.
|