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1. Le Rassemblement Congolais pour la
Démocratie a appris avec stupefaction que certains de
ses membres pactisent activement avec le régime Kabila
que le Mouvement combat.
2. Ces mêmes membres entretiennent
aussi des contacts suivis avec des pays belligérants sans
avoir jamais reçu de mandat de la part de la Direction
du Mouvement.
3. Le Rassemblement Congolais pour la
Démocratie estime que les Congolais sont libres d'avoir
et de défendre leurs opinions propres mais le Mouvement
ne peut permettre qu'en son sein se développent et s'installent
des partisans d'un régime de la dictature contre lequel
il a pris les armes en vue de défendre des valeurs de
paix, de liberté et de démocratie.
4. C'est ainsi que des informations
corroborées faisant savoir qu'un de ses membres présents
à Goma, siÅge du Mouvement, a mis son aéronef
au service de l'ennemi, lequel aéronef transporte aujourd'hui
hommes et armes pour semer la mort dans nos rangs et au sein
de notre population, interpellent vivement la Présidence
du Mouvement.
5. Cet acte qui reléve de la
haute trahison est malheureusement à rapprocher des déclarations
faites dans des médias à Goma et à l'étranger
et qui attestent d'un engagement politique avancé aux
c(tm)tes de l'ennemi.
6. Des déclarations récentes
faites par certains des membres sur des radios internationales
sont des actes à caractère subversif qu'en aucun
cas, le Mouvement ne peut permettre.
7. De même, la Direction du Mouvement
a noté que ses communications ont étè bouchées
par les compagnies des télécommunications à
la suite d'émission sciemment des chaques sans provision
sur des comptes non alimentés alors qu'au même moment,
l'ancien Chef du Département des Finances, Budget et Portefeuille
prenait un long congé à l'étranger.
8. La Présidence du Rassemblement
Congolais pour la Démocratie fait savoir qu'il va désormais
appliquer la sanction disciplinaire dans toute sa rigueur.
9. Pour toutes ces raisons qui tiennent
de l'intelligence avec l'ennemi et d'une tentative de destabilisation
du Mouvement à l'intérieur, les services de la
SecretÄ nationale ont procédé ce matin à
la mise sous surveillance administrative de M. José Endundo
Bononge.
Fait à Goma, le
14 avril 2000.
Le Chef du Département de la Communication et
de la Culture Le Prof. Kin-kiey Mulumba Porte-parole.
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