|
Le conflit congolais est avant tout
politique.
Si les forces du changement en R-dC
ont résolu de prendre les armes, c'est parce que le dialogue
qui n'était possible était celui des armes. Les
Chefs d'état major des armées engagées dans
la guerre en R-dC réunis dans le cadre de la Joint Military
Commission viennent de s'entendre lors de leur réunion
le 7 avril à Kampala, en Ouganda, en arrêtant un
Plan de désengagement des forces impliquées dans
la guerre. Le Chef d'état major général
de l'Armée Nationale
Congolaise, ANC-RCD, le commandant Ilondo Efondo Hugo, a fait
le voyage de Kampala. Il a participé activement à
cette réunion. Il a donné son accord à la
signature du Plan de désengagement par les membres du
RCD siégeant au Comité politique.
Ce Plan, pour des raisons pratiques
doit entrer en application le 14 avril à minuit, le temps
pour les commandants de faire parvenir les ordres à tous
leurs soldats au front.
Ce Plan marque une avancée réelle dans le processus
de résolution pacifique de la crise. Le RCD va donc l'appliquer
car ce Plan se situe dans la logique du processus de paix de
Lusaka. Mais notre Mouvement doute de la volonté de Kabila
de faire de même. S'il a signé l'Accord de paix
de Lusaka, il n'a eu de cesse de le torpiller, allant même
à réclamer un « statut spécial »
pour lui-même. La nomination du chef « maï-maï
» Lwecha comme chef d'état-major de son armée
est un autre témoignage de sa volonté de prendre
en otage le processus de Lusaka.
Déjà, au lendemain même de la signature du
Plan de désengagement de Kampala, nos lignes de défenses
à Ikela, dans la province de l'Equateur, étaient
bombardées par l'artillerie lourde de Kabila et de ses
alliés zimbabwéens. Peut-être que Kabila
cherche-t-il un avantage sur le terrain militaire avant la date
du 14 avril et l'établissement du corridor de sécurité.
Mais cela pourrait compliquer la situation à l'approche
de la date du 14 avril. Par ailleurs, le volet politique du conflit
reste aujourd'hui totalement bloqué. Du fait de Kabila,
le conflit congolais semble dépourvu de son médiateur.
L'ancien président botswanais, Ketumile Masire, médiateur
désigné par l'Organisation de l'Unité Africaine
dans ce conflit, a été humilié à
Kinshasa où il a été traité de tous
les noms d'oiseau par M. Kabila. Il a dû regagner son pays,
le Botswana. Le RCD renouvelle sa pleine confiance à ce
grand homme et ce grand africain dont la bonne gouvernance dans
son pays a été un modèle éclatant
pour les autres pays du Continent. Le RCD n'envisagerait guère
de le changer. De même, Kabila organise des forums-bidon
à Kinshasa, notamment celui des Islamistes et annonce
vaille que
vaille des élections à tenir dans un mois. Tout
cela n'a rien à voir avec nous. Kabila invoque «
le peuple en consultation nationale » pour annoncer la
révision de l'Accord de Lusaka.
Le RCD se réjouit cependant d'apprendre
enfin une bonne nouvelle de Kinshasa : celle, selon laquelle
le sommet, le week-end dernier, réunissant Kabila et ses
Alliés angolais, namibien et zimbabwéen, a appelé
le médiateur à convoquer sans délai le Dialogue
inter-congolais. Le RCD appelle les Nations Unies à envoyer
sans attendre les observateurs du cessez-le-feu.
Le Chef d'Etat-Major
Général de l'Armée Nationale
Congolaise, Commandant Ilondo Efondo Hugo.
Le Chef du Département
de la Communication et de la
Culture, le Prof. Kin-kiey Mulumba,
Porte-parole.
|